Placer n’a pas sa place partout

Il y a belle lurette que j’ai publié des articles ici! Ai-je manqué d’inspiration et de conviction?  D’inspiration, peut-être moins, car des fautes, j’en vois, et des recherches, j’en fais quand je travaille! De conviction, peut-être plus, dans le sens de « confiance », parce que je ne suis pas vraiment convaincue de toucher un grand lectorat avec ces articles. Si je me trompe, tant mieux, sinon, eh bien, cela me permettra d’affiner des recherches pour moi et de réviser certaines règles! Alors, je suis bien décidée à reprendre l’écriture de ce blogue, car, d’une manière ou d’une autre, j’adore chercher et écrire!

Dans nos conversations et même nos écrits, le verbe placer est souvent utilisé de manière erronée et constitue alors un anglicisme. On peut placer des choses ou des personnes à un endroit déterminé. On peut placer un mot ou une blague dans une conversation. On peut placer son argent dans un compte d’épargne. Mais on passera une commande, on inscrira une question à l’ordre du jour, on fera un appel pour joindre quelqu’un et on formulera un grief.

Dans le même ordre d’idées, le verbe positionner (ou se positionner) a ses caprices. Tout comme pour son nom, positionnement, son emploi est plutôt spécialisé, qu’il soit scientifique ou technique. Il vaut donc mieux bien y penser avant de l’utiliser dans le langage courant. Ainsi, on étalera des objets sur une table et on aura une opinion sur un sujet donné. La BDL, fidèle à elle-même, nous donne de nombreux exemples pour mieux nous éclairer quant à l’influence de l’anglais pour ces mots.

Placer : bdl.oqlf.gouv.qc.ca/bdl/gabarit_bdl.asp?t1=1&id=2195

Positionner : bdl.oqlf.gouv.qc.ca/bdl/gabarit_bdl.asp?t1=1&id=4716

À bientôt et bon début d’été!

Source de l’image libre de droits : fr.freeimages.com/photo/place-setting-1-1544745
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